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Ski alpin : Mais où sont les neiges d'antan ?

Combien de fois le poème de Villon, mis en musique par Georges Brassens est-il revenu à l’esprit des directeurs des stations de ski, implorant le ciel de leur apporter un peu de la neige qui faisait défaut en cet hiver beau et sec.

Heureusement, les stations n’ont pas fait qu’attendre la clémence du ciel et se sont organisées pour recevoir les vacanciers d’hiver en dépit des circonstances même défavorables.

Elles ont ainsi investi dans deux domaines :

  • L’enneigement de culture
  • Les actions de terrain sur les pistes elles-mêmes.

LA NEIGE DE CULTURE

On l’appelle neige de culture et non neige artificielle car elle n’est faite que des produits naturels air et eau. Aucun produit chimique n’intervient dans le cycle de production. Seul le procédé de fabrication est artificiel.

altLe principe est simple : on pulvérise des gouttelettes d’eau, dans de
l’air ambiant suffisamment froid (température négative).
Ces gouttelettes gèlent instantanément et forment des cristaux de neige.

1 m3 d’eau permet de produire 2 m3 de neige de culture, qui servira principalement d’appoint à la neige atmosphérique.

 

 

En effet, sur les 20% de pistes équipées en France, on trouve 1 volume de neige de culture pour 30 volumes de neige atmosphérique.
altFormée à partir de gouttelettes sphériques, la neige de culture ressemble à des grains à la différence de la neige atmosphérique qui se forme à partir de germes de glace de type hexagonal, ce qui lui donnera cette forme caractéristique de flocon en étoile. Pour cette raison la neige de culture est aussi plus dense et plus compacte
 

 

Pour produire la neige, les stations auront dû constituer au préalable, des réserves d’eau afin d’alimenter dès que la température le permet, le circuit de production. Cette eau est ensuite rendue au cycle naturel par la fonte des neiges.

 

La production de neige consomme de l’énergie : 1m3 de neige produite, consomme 2.8 kwh.

 

La neige de culture est devenue incontournable dans le développement des stations de sport d’hiver

LES ACTIONS SUR LE TERRAIN

L’autre volet de l’activité des stations comprend trois aspects : les travaux d’été, la préparation des pistes et la sécurité du domaine.

  • Les travaux d’été :

Le terrain est préparé par des actions de drainage, de reprofilage, d’épierrage. Par exemple le profil des pistes est corrigé, dans la mesure du possible, pour être tangentiel aux rayons du soleil et éviter ainsi, une dégradation rapide. On procède également à des opérations de préservation des rideaux d’arbres, d’engazonnement des sols, et de débroussaillage des parties envahies

  • La préparation des pistes

altElle occupe de gros moyens humains et matériels.

Chaque nuit, le domaine est damé, la neige est ramenée sur la piste (prélevée au bon endroit par l’utilisation d’un sonar), les bosses effacées, des barrières à vent posées, les pistes élargies pour éviter l’usure rapide due au passage des skieurs aux mêmes endroits.

Cela mobilise dans une station comme Flaine un groupe de 20 personnes, équipées de 10 machines dont 3 avec treuil ( soit 300 k€ par engin).

 

  • Le balisage et la sécurité du domaine

Ce travail consiste à rechercher de nouveaux itinéraires en fonction de l’enneigement, puis à baliser chaque piste avec des centaines de jalons, et enfin, poser des filets de signalisation.

L’organisation des secours complète la tâche des pisteurs au nombre de 30 pour Flaine.

CONCLUSION :

Les différentes actions décrites ci-dessus, offrent la garantie aux vacanciers de trouver à leur arrivée un domaine parfaitement skiable et permettent à chaque station de sport d’hiver de sécuriser ses réservations indépendamment des aléas climatiques.  

L’enjeu économique est énorme car il joue sur la pérennité de 100 000 emplois directs pendant la saison d’hiver.

(remerciements à Frédéric Marion, Domaine skiable de Flaine)